Un film de Sabah Rahmani et Teresa Punzi
Contrairement aux idées reçues, l’esclavage n’est pas révolu. Son abolition est un leurre. Dans notre imaginaire occidental l’esclave reste souvent attaché à l’image héritée de la Traite des Noirs : enchaîné, battu, souillé, corvéable à merci, privé de liberté, humilié…
De nos jours, l’esclave moderne n’a plus forcément ces stigmates. Il n’est pas toujours identifiable, reconnaissable à première vue…
Ce trafic humain connaît une recrudescence depuis près de cinq ans à travers le monde. C’est pourquoi les Nations Unies relancent l’alerte auprès des Etats car elles ont recensé 161 pays directement touchés par l’esclavage !
La course effrénée au profit, à l’argent facile, des multinationales comme des petits propriétaires, la déstabilisation des sociétés de plus en plus individualistes et divisés, ou encore l’internationalisation des trafics liés à la drogue, voire au terrorisme… Voilà les effets pervers d’une globalisation économique uniforme qui peuvent mener à l’esclavage, à grande ou à petite échelle.
Il s’agit bel et bien d’ESCLAVAGE. C’est-à-dire d’hommes, de femmes et d’enfants exploités sans rémunération ou infime, privés de liberté, privés de leur famille, maltraités.
Mais qui exploitent ces esclaves ? Non seulement des réseaux mafieux, mais aussi des petits patrons, des sous-traitants d’entreprises internationales, des propriétaires voire même des particuliers comme des diplomates ou des membres de sa propre famille.
Parce qu’illégal, l’esclavage moderne est difficilement visible.
Sans doute est-il difficile d’imaginer qu’en 2008, il existe encore des esclaves partout dans le monde.
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